Lieu par excellence de la fête, le bal masqué, par ses déguisements et dominos, peut aussi favoriser les intrigues parfois mortelles.
L’opéra de Verdi s’inspire ainsi de l’assassinat du roi de Suède Gustave III, lors d’un bal costumé en 1792. Pour mettre en musique cet événement, qu’Eugène Scribe avait transcrit en pièce de théâtre, Verdi dut faire face à la censure, l’idée, entre autres, de représenter un régicide paraissant incongrue au royaume des Deux-Siciles, son commanditaire…
Son Bal masqué prend donc pour cadre l’Amérique et se concentre sur l’amour impossible entre Riccardo, le gouverneur de Boston, et Amelia, la femme de son meilleur ami, qui se vengera en le tuant.
Un mélange de frivolité et de gravité, une orchestration extrêmement soignée, un des plus beaux airs de baryton, un duo d’amour au lyrisme intense, un finale parmi les plus émouvants de Verdi, contribuent au succès dès sa création en 1859 à Rome de cet opéra, l’un des plus attachants de tout le répertoire verdien.
Le metteur en scène Gilbert Deflo conserve le contexte américain mais le déplace à l’époque de Lincoln pour mieux confronter le monde de la raison et de la morale à celui des intuitions et des croyances.
Pour nous présenter ce superbe opéra qui bénéficie d’une distribution exceptionnelle, rendez-vous le jeudi 5 février 2026 à 18h sur Zoom avec notre inspirant conférencier, Bruno Nicou, responsable formation des spectacles lyriques de l’ONP…
Ses présentations toujours claires et énergique des différents spectacles proposés par le club à l’Opéra de Paris sont visibles dans l’onglet article sur le site du club opéra.
Au plaisir de vous retrouver nombreux,
Jean-François Bourdeaux,
Président du Club Opéra
Crédits photo : Opéra de Paris