Service de presse entre Alumni #42 : Ce que je sais d'elle, de Béatrice Hammer
04.11.2026
« Une construction particulièrement originale », un jeu de projections sur une disparue qui aboutit à « une galerie de personnages souvent très révélatrice » et à un regard sociologique percutant : Sylvaine Boussuard-Le Cren (promo 1982) nous explique pourquoi elle a été totalement conquise par Ce que je sais d'elle de Béatrice Hammer (promo 1987), « roman bref et incisif qui séduit par son efficacité narrative et son dénouement inattendu », rééditée dans la collection La Pierre Blanche des Éditions d'Avallon, en mars 2026.
Le livre

L’autrice
Béatrice Hammer sur le site Babelio
Béatrice Hammer est une écrivaine française, née à Paris en 1963. Elle est sociologue statisticienne, romancière et cinéaste. Son œuvre littéraire se déploie entre romans, nouvelles, romans jeunesse et théâtre. Son premier roman, Kivousavé (initialement publié sous le titre La princesse japonaise), a été récompensé par le prix Goya en 1995. Elle est l’auteure prolifique d’une vingtaine d’ouvrages chez différents éditeurs et elle a été régulièrement récompensée de prix littéraires (Prix Goya, Prix du premier roman de l'Université d'Artois, Prix du Festival du premier roman de Chambéry, prix Tatoulu, prix Papyrus, prix Livre mon ami etc.). Ce que je sais d'elle est sa dernière publication, rééditée dans la collection La Pierre Blanche des Éditions d'Avallon, en mars 2026.
Présentation du livre par la maison d'édition
Une femme a disparu. Elle laisse derrière elle un mari, deux enfants, des collègues, des voisins, des amis... Que faire, que penser lorsque, du jour au lendemain, la personne que vous croyiez connaître vous abandonne ? A-t-elle refait sa vie ailleurs ? Est-elle morte ? Chacun répond à sa manière à ces multiples interrogations, et c’est ainsi que s’ébauche un magnifique portrait de femme, tout en nuances et en subtilité.
« La passionnante reconstitution d’un itinéraire singulier. » Le Monde
« Un portrait où s’exprime tout le non-dit des mystères et de la complexité d’une vie de femme. » Le Vif / L’express
« Cent quarante-quatre pages d’une vivacité mordante » Témoignage Chrétien
Un extrait choisi par Sylvaine
L'avis de Sylvaine
Le portrait nuancé d’une femme complexe
Le roman s’ouvre sur une disparition : une femme quitte soudainement sa vie, laissant derrière elle un mari, deux enfants, des proches et des collègues. A‑t‑elle choisi de partir ailleurs ou lui est‑il arrivé quelque chose ? À travers les interrogations de ceux qui l’ont connue, se dessine peu à peu le portrait nuancé d’une femme complexe.
Le personnage central est paradoxalement cette femme absente. Professeure de mathématiques de 38 ans, mariée depuis quinze ans et mère de deux garçons, elle n’apparaît qu’à travers le regard des autres. Chaque chapitre correspond au témoignage d’une personne de son entourage interrogée par la police : famille, voisins, commerçants, collègues ou élèves. Tous livrent leurs souvenirs, leurs suppositions et parfois leurs jugements.
Un jeu de projections sur une disparue
La construction du roman est particulièrement originale : l’autrice ne donne que les réponses des personnes interrogées, sous forme de monologues. Les questions du policier restent implicites, mais on les devine aisément. Ce procédé révèle à la fois des fragments de la personnalité de la disparue et le caractère de chaque témoin. Chacun projette ses propres peurs, fantasmes ou frustrations, dessinant une galerie de personnages souvent très révélatrice.
Un roman bref et incisif, un regard sociologique
Le style est fluide et vivant. Les témoignages, pleins de sous‑entendus et d’ironie, créent un récit rythmé qui maintient le lecteur dans une curiosité constante.
Ce roman bref et incisif séduit par son efficacité narrative et son dénouement inattendu. Par son regard sociologique sur les individus et les milieux, il devrait particulièrement plaire aux Alumni de Sciences Po.
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